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Les objets dispersés du monde

Belisama : le musée virtuel, réponse à la dispersion des objets des musées


Avertissement : Dans le débat actuel sur la restitution des objets archéologiques, L’association Belisama se positionne sur le retour "virtuel" . Sans rentrer dans le débat, Belisama souhaite néanmoins éclairer les problématiques à l'oeuvre.

L'association Belisama  a été créée en janvier 2006 afin de mettre en œuvre un projet Vaison dans les Musées du monde. En effet, Vaison, haut lieu de la culture et de l’archéologie gallo-romaine, possède un musée qui contient au total environ 2000 objets.

Pourtant, on estime à un minimum de 1500 objets le nombre de ceux trouvés à Vaison, mais dispersés à travers les musées français, notamment le Louvre, le Musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye, les musées d’Avignon, Marseille, Lyon, Narbonne, Toulon… ainsi que dans des musées en dehors de France dont le British Museum, le Musée de Genève, le Bargello à Florence jusqu’à Toronto au Canada.

Il n’est donc pas possible actuellement d’avoir une vue d’ensemble des objets trouvés à Vaison ce qui appauvrit la connaissance et déforme la représentation que l’on peut avoir de sa période romaine. D’où l’idée de créer un musée virtuel qui rassemblerait tous ces objets sur internet et ouvert au grand public et aux chercheurs.

Ce musée virtuel rassemblerait tous les objets dispersés et les mettrait à la portée de tout intéressé en quelques clics. Chaque objet serait présenté photographiquement et accompagné d’une notice technique détaillée préparée par des spécialistes. Un deuxième volet du site serait consacré à l’histoire de l’archéologie de Vaison qui est aussi très riche. Le site contiendrait un moteur de recherche et est construit de manière conviviale – user friendly. C’est un site vivant à l’architecture ouverte afin de compléter et mettre à jour les connaissances




 




 




 




 




 


Le Pérou et ses trésors dans les musées américains


le Machu Pichu photo de Philippe Buffard http://www.panoramio.com/photo/1803372

Le président péruvien, Alan Garcia, a écrit mardi à son homologue américain Barack Obama, pour lui demander d’aider le Pérou a récupèrer des pièces archéologiques de la citadelle inca du Machu Picchu, détenues depuis près d’un siècle par l’université américaine de Yale.
Dans une lettre à Obama, remise à l’ambassade américaine à Lima et diffusée par la présidence, Garcia considére qu’une intervention d’Obama pour obtenir la restitution des pièces est "juste et nécessaire".
Les pièces en question sont au nombre de 46 000 selon le Pérou. L’université de Yale considère qu’il s’agit de 5500 pièces, dont 330 de qualité suffisante pour être exposées dans un musée, et une grande quantité de fragments. Il s’agit pour l’essentiel de céramiques, poteries, ornements et ossements, qui furent emportés entre 1912 et 1916 par l’explorateur américain Hiram Bingham, qui "redécouvrit" en 1911 la cité inca du 15e siècle, sur le versant oriental des Andes, et la fit connaître au monde.
"Le Dr Bingham lui-même reconnait que les objets (...) appartiennent au gouvernement péruvien" qui lui a "permis de les sortir du pays à condition qu’ils soient rendus sous 18 mois", ajoute M. Garcia qui cite une lettre de l’explorateur à l’issue d’un de ses voyages, en 1916.
Lima cherche a commencé les démarches il y a 7 ou 8 ans
Depuis sept à huit ans, le Pérou a engagé des démarches auprès de Yale, négociations mais aussi actions en justice civile, et menace à présent l’université de poursuites pénales. Yale dit être prêt à un accord qui combinerait la resitution de pièces pouvant être exposées et un accès scientifique mutuel.
"Je me tourne vers vous, car c’est la présidence des Etats-Unis, alors occupée par William Howard Taft, qui autorisa les activités de M. Bingham, et car je crois votre intervention et votre aide justes et nécessaires pour obtenir de Yale la restitution des biens du Machu Picchu", écrit Garcia.
Lima a lancé depuis un mois une large campagne diplomatique et médiatique, avec des affiches dans Lima, pour la restitution des objets en vue du centenaire de la "redécouverte" du Machu Picchu, que le Pérou veut célébrer avec faste en juillet 2011, aux derniers jours de la présidence de Garcia. (article Tribune de Genève 4 novembre 2010)




 




 




 




 




 


L'Egypte et ses trésors dispersés : conférence au Caire


Photo Philippe Turrel. Temple d'Abydos

Le Canada restituera vendredi à l'Egypte une statue datant de l'époque byzantine (IV-VIIe siècles), a annoncé Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes (CSA).

Il s'agit d'une statue de marbre mesurant 13 centimètres de haut. Cependant, M. Hawass n'a pas communiqué de détails, indiquant seulement que l'objet était très précieux.

Les négociations entre le Canada et l'Egypte sur la restitution de la statue ont été lancées en 2007.

Des milliers de pièces archéologiques ont quitté l'Égypte au cours des siècles. Ces dernières années, le Conseil suprême des antiquités égyptiennes présidé par M. Hawass fait de son mieux pour obtenir le retour des antiquités volées. Près de 31.000 objets ont été restitués depuis 2002.

Une conférence sur le rapatriement des pièces archéologiques s'est tenue dans la capitale égyptienne au mois d'avril 2010. Les participants ont convenu de lutter ensemble pour la restitution des valeurs perdues et ont dressé une liste de ces objets. (RIA Novosti)




 




 




 




 




 


Conférence au Caire (suite)


Temple d'Abydos. Offrandes à Osisris.Photo Ph.T.

L'Egypte a appelé les pays exigeant le rapatriement de leurs "biens culturels illicitement exportés" à s'unir en vue de poursuivre conjointement leur lutte, rapporte la correspondante de RIA Novosti au Caire.

"Nous devons nous unir pour coopérer et lutter de concert", a déclaré mercredi le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSA), Zahi Hawass, en ouvrant au Caire une conférence internationale sur la restitution des valeurs culturelles.

Il a également invité les pays participant à la conférence à établir la liste des monuments artistiques et historiques "volés" devant être rapatriés en priorité.

Selon M. Hawass, l'Egypte souhaite inclure dans cette liste le buste de la reine Néfertiti actuellement conservé en Allemagne et la célèbre Pierre de Rosette (pièce vedette du British Museum) qui a permis au Français Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes.

22 pays du monde ont été invités au forum, mais seuls 17 y ont envoyé leurs délégations, dont la Russie, la Grèce, les Etats-Unis, l'Autriche, le Chili, la Chine, le Mexique, la Syrie et l'Italie. Trois pays - la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne - ont décliné l'invitation: depuis quelque temps, de nombreux "litiges archéologiques" les opposent à l'Egypte.

La conférence du Caire prendra fin jeudi. Les participants ont l'intention de formuler des recommandations visant à amender les dispositions de l'UNESCO relatives à la recherche et au rapatriement des biens culturels. (RIA novosti)




 




 




 




 




 


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